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L’économie existerait-elle sans échange ?

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Alors qu’on nous parle du revenu universel comme un argument politique d’avenir. Peut-on s’interroger sur l’intérêt de donner un revenu de base ?

Commençons par la définition de l’économie : Dictionnaire Larousse

  • Ensemble des activités d’une collectivité humaine relatives à la production, à la distribution et à la consommation des richesses.
  • Gestion où on réduit ses dépenses, où on évite des dépenses superflues : Par économie, il faisait le trajet à pied.
  • Ce qu’on épargne, qu’on évite de dépenser : Par ce procédé, on réalise une sérieuse économie de temps.
  • Régulation, organisation visant à une diminution des dépenses, à une adaptation parfaite au but visé : Ce film a été réalisé avec une grande économie de moyens.
  • Organisation des parties d’un ensemble, d’un système ; structure : Ce trop long chapitre nuit à l’économie de l’ouvrage.
  • Physiologie
    Ensemble des parties constituant l’organisme des êtres vivants.

Dans cette définition, on parle d’un ensemble, c’est donc une somme de facteurs actifs d’une même communauté, qui produisent, distribuent et consomment des richesses.

Cette ensemble est-il universel, mondial, continentale, nationale, régionale, territoriale ou familiale. On voit bien que suivant le repère que l’on prend à ce moment là de la réflexion, les facteurs pris en compte ne seront pas les mêmes et ne produiront pas les mêmes effets.

Je campe ici, que notre premier repère est la Nation France.

Quel est la somme des facteurs actifs dans ce pays. Si on prend les termes de production, distribution et consommation. Nous avons donc tous ceux qui peuvent acheter les productions distribuées. C’est à dire tout être humain disposant d’un moyen d’échanger.

Les consommateurs, sont des êtres en capacités de participer à l’échange entre consommateur, producteur et distributeur.

Les enfants, les animaux ou les plantes sont-ils des consommateurs ? Ils sont des consommateurs passifs, qui consomment par consommateurs actifs  interposés, leurs tuteurs. Nous sommes tous concernés par cette notion de consommation passive. On nous crée des besoins qui participent à l’échange.

 Les consommateurs peuvent être tour à tour, consommateur, producteur ou distributeur ou les trois à la fois et être actif ou passif.

Le producteur vend avec une plus-value au distributeur qui vend avec une plus-value au consommateur actif ou passif. La richesse se trouve dans cette plus-value.  Quelles richesses pour cette économie ? Si on part du principe que les matières premières sont inépuisables, ce modèle d’économie semble universel et celui qui trouve la solution pour produire à moindre coût et vendre au meilleur prix crée une richesse, la sienne, n’amène rien à la société dans son ensemble, puisque l’option la plus intelligente est de trouver à produire le moins cher possible, à distribuer le moins cher possible et à vendre au juste prix, celui qui permettra de trouver un consommateur actif qui sera heureux de l’échange sans être en capacité de le comprendre. Et on voit ici, que le meilleur client est le consommateur passif à qui on prête des besoins qu’il ne peut exprimer et qui sont achetés par des tuteurs culpabilisés et sans capacité de connaitre le juste prix.

Tout ceci est possible avec une ressource mère inépuisable, est-ce vrai de la Terre ?

Cette économie de l’échange de l’avant, a oublié de préserver sa ressource mère et se retrouve avec des sols appauvris, qu’il faut nourrir pour avoir un rendement au meilleur prix avec des produits phytosanitaires de synthèse non dégradables par notre environnement, dont notre sphère humaine, mais qui participent à contribuer à développer la richesse par la plus-value croissante. Le producteur vend au distributeur qui vend au producteur un produit pour activer une plus value sur ses rendements qu’il vend au distributeur à moindre coût car il n’a plus le choix, le distributeur devient le propriétaire de la productivité, donc du rendement du producteur, l’économie moderne vient d’inventer l’économie circulaire à multiplication de la plue-value en circuit court et interne en rendant propriétaire de la surface cultivable les industriels qui rendent dépendant les producteurs en lien direct avec la ressource mère.

Le producteur économiquement dépendant de la ressource mère pour créer de la plus-value, devient dépendant des agro-industries. L’économie devient circulaire à double échange et la pollution de la Terre s’accélère.

Ce qui est vrai pour l’agriculture, l’est pour tout autre structure. Le jeux de l’économie suivant, sera de créer de la dissonance bancaire. On produit sur une terre qui ne produit plus sans produit phytosanitaire. Pour produire on crée des normes de stockages, sanitaires qui imposent des structures complexes qu’il faut rentabiliser en 15 ans. Les propriétaires ne pouvant subvenir à leurs dettes sont expropriés. Leur terre polluée est vendue clé en main avec habitations avec des crédits nocifs rendant les consommateurs dépendants de distributeurs discount installés en périphérie de la nouvelle ville clé en main. Le producteur voit sa plus value le rendre esclave d’un système, le consommateur devient propriétaire ou locataire de structures aux normes pauvres en sécurité à des tarifs les rendant esclaves d’un système de consommation. Les industries imaginent de plus en plus de denrées dont les plus values ont des croissances fulgurantes dont les actionnaires sont des propriétaires terriens qui cultivent leur potager bio sur des surfaces protégées. On connait la suite c’est la crise de 2008. Mais le mal est fait, les universitaires ont formés une multitude de cadres qui délocalisent dans des nations moins gourmandes de démocratie parce qu’ils ont le goût du voyage, qui forme la jeunesse parait-il !?

Tout le monde se tire une balle dans le pied, et tout l’appareil industriel est délocalisé. On finit par consommer des compléments alimentaires des laboratoires pharmaceutiques détenus par les industriels qui appauvrissent les sols. L’humain est devenu un outil, On a la main sur notre terre, notre maison, notre travail et bientôt sur notre démocratie ……… où va cette économie, qui ne produit pratiquement plus et qui a épuisé les richesses naturelles, qui distribue à bas coût, et crée de la plus-value sur les échanges inter-bancaire en étant propriétaire des agences de notation mettant sous le joug les politiques soucieux de gagner des élections et devenant propriétaire des Nations. C’est ainsi qu’on a créée le Bitcoin, où dernièrement on voulait créer une Monnaie alternative parrainée par une banque suisse. On vous vend une destination de rêve au meilleur prix dans des paradis où l’humain est un esclave et nous pauvre smircard à 30% de plus value on exploite la misère du monde pensant être des nantis.

On ne sait pas si elle est pensante ou non cette nouvelle économie, mais il est évident qu’elle a oublié sa communauté humaine, animale et florale dans son modèle de développement, les prenant tous pour des consommateurs passifs. Elle a fabriqué les produits qu’elle pense qu’ils pourraient avoir besoin dans la mesure où la croissance de sa plus-value est assurée.

Cette économie n’est plus le modèle du producteur, distributeur et consommateur. Cette économie est un modèle sans intermédiaire, directe de l’industriel aux consommateurs avec tous les risques que cela suppose quand il n’y a plus d’intermédiaire libre pour dénoncer les cas d’empoisonnement passif.

Alors comment se sortir de l’impasse actuelle, tous les états sont inter-dépendants de ces structures possédant toute la richesse économique mondiale ?

Le revenu universel est sans aucun doute la seule solution, rendre le consommateur indépendant en le sortant du système économique actuel, en l’éveillant et en recréant les conditions d’une économie qui dépollue, préserve et enrichi notre ressource mère.

 

 

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