Accueil Ecrits Poésie Qui joue, perd

Qui joue, perd

0
0
50

Deux joueurs s’éternisent,
Devant un jeu en bois,
De face, ils rivalisent,
L’échiquier devenu proie.

Tous les coups sont permis !
Le plus mordant, le croit.
Pour le noble, ni traîtrise,
Ni coup bas font la loi.

L’un hurle au paradis,
L’autre choisi la foi,
Croyant, victoire acquise,
Conscients d’leur choix.

A la fin, sans surprise,
Le compère sans exploit,
Se désolidarise,
Gardant la Tour de Troyes.

Les dieux de justice,
Recadrant les guingois ?
Pour que chacun se dise,
Gagner ne fait pas loi.

Quelque soit l’entreprise,
Le spolieur est roi,
Et l’autre sans surprise,
Porte sa lourde croix.

A l’issue, mot se disent,
Les deux iront tout droit,
Verseront qui a Pise,
Où en terr’ de Montjoi

Les eaux de leurs vices,
Donnant ainsi à voir,
Fleurir ou périr lys
Bénis des aspersoirs.

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par Nadine Daugé
  • Le collier de 8 perles

    L’une est douce, blanche, les autres pas La deuxième est fraîche comme une  fleur, L…
  • Toi, le mot sous mon doigt.

    Toi, l’immigré derrière mon droit, Toi, l’humilié devant ton roi, Toi, la pers…
  • Un pied sur deux, fait la ritournelle ….

    Sur les rides du clown, S’écoulent tant de larmes, Que les rires ont creusées, Pour …
Charger d'autres écrits dans Poésie

Laisser un commentaire

Consulter aussi

La nature te regarde ………

La nature te regarde ! …